Sylvain Villard
LES BRAQUEURS DE BANQUES RESISTANCE 1944
LES BRAQUEURS DE BANQUES RESISTANCE 1944
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Edition 2026 - nombre de pages : 177 - ISBN 979-10-94979-167 - format : 15x21
Sommaire : Pourquoi les pages de cet ouvrage ? Les Banques de France de Privas et d'Annonay - Un rapport d'évolution des événements dans le Chablais
Les organisations de la Résistances, qui recevaient de Londres des soutiens financiers, vivaient dans leurs activités clandestines, avec beaucoup de difficultés. Les gens des maquis, comme ceux des réseaux, souffraient d’un manque de liquidité nécessaire à la vie de tous les jours (subsistance, déplacements, soins de santé, aides aux familles, soldes…) Ces situations d’absence de financement vont s’accroitre dès après le 6 juin 1944 avec le débarquement de Normandie. Partout en France, des milliers de volontaires se présentent sur les lieux de regroupement des unités des maquis constitués. Cette monté des effectifs va poser un indéniable problème aux chefs des FFI ; celui de loger, d’habiller, d’armer, et surtout de nourrir leurs hommes.
Depuis des mois, déjà, la pratique des réquisitions de denrées auprès des commerçants et des paysans, leur valent le mécontentement de ces mis à contribution. Payés avec des bouts de papiers à la présentation desquels – leur dit-on ils seront remboursés de leurs marchandises, ils sont inquiets.
Des responsables des unités de la Résistance mesurent le danger qu’il y aurait à poursuivre leurs approvisionnements, en se présentant, les armes à la main dans les commerces et les exploitations agricoles. Aux approvisionnements de victuailles – mal acceptées par les réqui-sitionnés, et qui auraient des répercussions sur l’alimentation des populations – pourraient s’ajouter les plaintes des familles, créant ainsi un climat de colère débouchant sur des troubles. Alors, va mûrir dans les esprits de certains chefs FFI, qui ont un grand besoin de fonds, l’idée de prendre l’argent auprès de qui en détient. C’est ainsi que les trésoreries départementales, perception, bureaux de poste, banques…, recevront des visites peu communes. Mais ce sont les succursales de la Banque de France qui subiront les braquages les plus fructueux pour leurs auteurs
